DÉLIRES DE LIVRES. CHARTRES

Publié le 27 Avril 2015

Pari réussi pour Paragraph' et Delphine notre coach de calligraphie, puisque nous étions près de 50 personnes samedi matin à prendre le bus en direction de Chartres.
Toutes et tous avides de visiter non pas la ville, ni la cathédrale, ni son labyrinthe, ni même son musée du vitrail, non tout ce beau monde n'est là que dans un seul but, voir Délires de livres, l'exposition biennale des artistes fondus de livres.
Délirante manifestation dans un lieu totalement décalé, puisque installée dans la collégiale Saint André. Décalé, mais néanmoins propice au recueillement, à l'émerveillement, à la fantasmagorie et aux délires.
Dès l'entrée nous avons été happés, comme aspirés dans cette immense cour de récréation, où jouent ensemble quelques 160 grands enfants délirants et leurs 370 œuvres.
Et c'est dans ce joyeux recueillement que nous avons dit la messe du Délirium en tournant les pages des prétendus missels déclinés ici. Impression mystique renforcée par les gants blancs remis à l'accueil pour permettre de feuilleter les ouvrages.
Dans nos yeux émerveillés ont pouvait presque voir les Oh, les Ah, les points d'exclamation, les points d'interrogation se répondre dans un joyeux mélange d'incrédulité et d'admiration.

De l'admiration nous en avons eu pour les oiseaux-livres s’échappant de leur volière, ou les cartes routières découpées-recomposées sur lesquelles les nationales rebrodées écrivaient de si jolis mots.
De l'admiration également pour les choix des matériaux utilisés et détournés vers l'objet-livre. Métal, bois, ardoise, papier, cuir, tissus, carton et autres bouts de ficelles ont fait la part belle à la créativité.
De l'admiration encore pour les diverses techniques employées : monotypes, sérigraphie, découpes, encre, pliages, gouaches, gravures qui se donnaient la main dans une gaie sarabande tout le long de l'exposition.
De l'admiration toujours devant les pliages de ces centaines de bateaux roses et des papillons bleus partant à l'assaut des colonnes-rochers.
De l'admiration pour les livres-vêtements, ou comment aimer le livre au point de s'en revêtir et se fondre dans le papier. Jolis kimonos tissés avec le végétal en guise de marque-page.

Bref, vous l'aurez compris nous nous sommes laissé envahir par la poésie, l'émotion, le rêve, la couleur, la magie de ces délires de livres.
Je vais arrêter ici ma prose avant que je ne m'emporte dans un délire, et je laisse la parole en guise de conclusion à Ursula K. LeGuin, qui nous dit « Un adulte créatif, est un enfant qui a survécu »
Si ces mots sont justes, laissons survivre l'enfant en nous…


DÉLIRES DE LIVRES
jusqu'au 17 mai 2015
Collégiale St A
ndré

CHARTRES


Plus d'infos s
ur : www.am-arts.com
où vous trouverez également des liens vers les artistes exposés

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Rédigé par Gerard Welker

Publié dans #actualité & évènements

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