GRAVURE (suite)

Publié le 4 Mars 2015

La pointe sèche et l'eau forte au trait
Après avoir verni la plaque de cuivre, on dessine avec une pointe d'acier sur ce support préparé. La pointe vient attaquer, griffer et creuser le métal. Ce faisant elle découvre le vernis et mets le cuivre à nu. L'acide dans lequel on plonge la plaque pourra alors attaquer les parties découvertes et creuser le métal. Lors du tirage, l'encre se déposera à l'intérieur des tailles produites à la fois par l'incision de la pointe et l'attaque de l'acide.
Lorsque la plaque est prête à être tirée, on la dépose sur le plateau de la presse, on cadre une feuille humide, qui cherchera l'encre à l'intérieur des tailles.
On obtient ainsi une épreuve de lecture ou de contrôle avant de passer à l'impression.
On remarquera sur l'épreuve, la cuvette et le relief de l'encre produit par le gaufrage du papier dans le creux du dessin gravé.
Sur cette même plaque j'ai voulu rajouter une autre technique et essayer de créer un contour ombré pour rehausser ma première version. Je me suis donc mis à l'aquatinte.
L'aquatinte
Cette technique consiste à répandre une fine couche de poudre de résine sur la plaque de métal.La résine est fixée en chauffant la plaque et ainsi tient lieu de vernis. L'immersion dans un bain d'acide, permet d'obtenir de minuscules points creusés qui donneront les effets ombrés.
En épargnant certaines parties par du vernis liquide, on peut isoler celles-ci de la morsure de l'acide et obtenir des variations de l'intensité du grain par des bains d'acide successifs.
Quand les effets recherchés sont atteints, on nettoie la plaque et on passe à l’épreuve et au tirage.
Ci-dessous 3 tirages différents que j'ai réalisé avec la même plaque.

Clic sur l'image pour agrandir

GRAVURE (suite)GRAVURE (suite)GRAVURE (suite)

Rédigé par Gerard Welker

Publié dans #encre & estampe

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